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Il est l’une des figures emblématiques de l'information de service public : Luc Beyer a en effet présenté le JT pendant près de deux décennies, dans les années 60-70. Mais plus que cet exploit de longévité, ce qui reste gravé dans la mémoire de bien des téléspectateurs, c’est son style inimitable. Francophone des Flandres, amoureux de la langue de Voltaire, Luc Beyer manie le verbe avec éclat. Adepte des digressions, défenseur de l’emploi du subjonctif, il n’a pas son pareil pour évoquer de façon raffinée et élégante une énième chute de gouvernement, un choc pétrolier ou un exploit sportif.

Pourtant, un soir d’été 1979, Luc Beyer lance pour la dernière fois sa célèbre formule «Mesdames Messieurs, bonsoir». Arrivé au sommet de sa popularité, il délaisse en effet son fauteuil de présentateur pour s’engager en politique dans les rangs du PRL. Une aventure qui se termine de façon abrupte dix ans plus tard pour cause de différent avec l'état major libéral. De retour à la cité Reyers, Luc Beyer va alors terminer sa carrière à la radio.

Désormais retraité, cet homme qui a toujours affirmé que le vrai repos se trouve dans le travail, reste fidèle à ses principes : il a publié plusieurs essais, à la fois sur la Belgique et sur le Moyen-Orient et il enchaîne les conférences.

Le temps d’une carte blanche, l’ancien présentateur vedette du Journal télévisé replonge dans ses souvenirs.